Le tableau clinique et la réponse aux traitements du TDAH sont les mêmes quelle que soit l'origine culturelle. Il est impressionnant de constater comment les traitements et les techniques d'adaptation peuvent aider à réduire les handicaps associés à cette problématique.
Le Collège des médecins du Québec ainsi que l'ordre des psychologues du Québec ont émis des lignes directrices quant au diagnostic et au traitement du TDAH « Le trouble déficit de l'attention/ hyperactivité et l'usage de stimulants du système nerveux central
». Ils ont aussi publié en 2006 une mise à jour
tenant compte des nouvelles options de traitement pharmacologique. Au niveau canadien, la Canadian ADHD Resource Alliance (CADDRA) a aussi a établi des lignes directrices canadiennes concernant le processus diagnostique et les traitements du TDAH. Le contenu est révisé périodiquement et est disponible en ligne.
Cependant, au Canada et aux États-Unis, comme dans bien des endroits au monde, le TDAH est encore la cible de «mésinformation». Certains ont l'impression qu'il y a une épidémie de TDAH. Il n'en est rien, mais comme nous avons maintenant de meilleurs outils pour dépister et aider ceux qui en souffrent, la conscience publique de ce trouble s'est grandement accrue dans les dernières années.
Le traitement du TDAH commence d'abord par la confirmation du diagnostic et l'enseignement qui suit. Il est essentiel que la personne atteinte et ses proches comprennent ce qu'est le TDAH. Souvent, juste le fait de "comprendre enfin" est un grand soulagement.
Des trucs pratiques pour enfants
et des trucs pratiques pour adultes
tels des techniques de gestion du temps et d'organisation de la tâche (ie : mémos, agenda, listes) et de résolution de problèmes sont essentiels pour tous, mais nécessitent souvent une aide extérieure spécialisée (ie : psychologue, éducateur, ergothérapeute).
Un support en psychothérapie peut aussi être proposé, si pertinent. L'approche doit être structurée, concrète et appliquée au quotidien (ie : psychothérapie cognitive comportementale). L'accès à des ressources spécifiques, soit pour une évaluation, soit pour un «coaching» spécialisé est actuellement en développement dans le réseau public au Canada et dans d'autres pays.
Quand les symptômes de TDAH demeurent handicapants, une médication peut être offerte. Le médecin doit alors tenir compte de la présence, s'il y a lieu, de maladie associée. La médication agit un peu comme une paire de lunettes biologiques permettant d'améliorer la capacité du cerveau à faire le focus. Elle favorise une meilleure transmission de l'information, comme si on ajoutait des agents de circulation aux intersections stratégiques et qu'on améliorait les systèmes de démarrage et de freinage des voitures.
LES TRAITEMENTS DÉCRITS CI-APRÈS SONT CEUX DISPONIBLES ACTUELLEMENT AU CANADA ET DOIVENT ÊTRE PRESCRITS SOUS SUPERVISION MÉDICALE.
Le traitement pharmacologique standard consiste en la prise de psychostimulants à base d'amphétamines (AdderallXRMD, DexédrineMD, VyvanseMD) ou à base de méthylphénidate (BiphentinMD, ConcertaMD, RitalinMD). Un médicament non psychostimulant est aussi disponible pour le traitement du TDAH, l'atomoxétine (StratteraMD). L'ajustement des doses doit être progressif et sous surveillance médicale. Lorsque la bonne posologie est atteinte, la réponse clinique est notable en dedans de quelques jours pour les psychostimulants et dans un délai de une à quelques semaines pour le non psychostimulant. Certains produits ont une action plus courte, d'autres agissent toute la journée. Pour résumer ces informations, vous trouverez ici un tableau des médicaments -TDAH, adapté pour le Québec
et un tableau des médicaments -TDAH, adapté pour le Canada
(mise à jour août 2008).
S'il y a présence d'un trouble de l'humeur surajouté ou d'un trouble anxieux, celui-ci doit être considéré dans le plan de traitement. Les psychostimulants peuvent aggraver certains troubles anxieux. Plusieurs antidépresseurs agissent sur la noradrénaline ou la dopamine et sont théoriquement intéressants pour le TDAH : bupropion (WellbutrinSRMD ou WellbutrinXLMD ou ZybanMD), venlafaxine (EffexorXRMD) duloxétine (CymbaltaMD) et mirtazapine (RéméronMD). Cependant, peu d'études cliniques ont exploré les effets de ces produits spécifiquement pour le TDAH. En présence d'un TDAH compliqué d'une dépression ou d'un trouble anxieux, le médecin pourrait proposer un essai thérapeutique avec de telles molécules avant d'instaurer un traitement spécifique du TDAH. Le traitement optimal sera donc une seule molécule ou une combinaison visant un maximum d'efficacité avec un minimum d'effets secondaires.
Ces traitements pharmacologiques ont une efficacité démontrée dans le TDAH. Certaines personnes vont avoir une meilleure réponse thérapeutique avec un produit plutôt qu'un autre. Ces produits sont généralement bien tolérés. Cependant, tous les médicaments peuvent entraîner des effets secondaires. Informez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien quant aux traitements envisagés.
De nouveaux traitements, comme le méthylphénidate en timbre transdermique et les agonistes alpha-2 adrénergiques seront bientôt disponibles. D'autres options pharmacologiques peuvent être tentées, mais dépassent le cadre d'un document général comme celui-ci.
